Avec FRANCOIS BAYROU
Génération Ecologie Nomandie soutient FRANCOIS BAYROU
Normandie
(L'Eure, la Seine-Maritime, le Calvados, l'Orne et la
Manche)
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Gaëtan BAZIRE
-
Délégué régional Normandie
Membre du Conseil Exécutif
Membre du Conseil National
-
Conseiller municipal
Membre du C.C.A.S de Louviers
-
Membre d'honneur de l'association
L'Avenir Jeune
06.13.56.63.57
Yoann GONTIER
-
Délégué régional adjoint
-
Conseiller municipal de Louviers
06.19.24.05.91
Génération Ecologie Nomandie soutient FRANCOIS BAYROU
L'EPR, le réacteur de troisième génération, actuellement en construction en France et en Finlande, est sous
surveillance. Voici le message, fort, qu'ont voulu faire passer ce lundi les trois autorités de sûreté nucléaire, française, britannique et finlandaise.
Dans un communiqué commun, ces instances réclament une amélioration de la conception initiale du réacteur, notamment du point de vue de la sécurité. Sont concernés par cette demande aussi bien
le fabricant du réacteur, le français Areva, que les différents exploitants de cette centrale nucléaire du futur, à commencer par EDF. Tandis que le premier a sous sa responsabilité le chantier
finlandais d'OL3, le second conduit le projet de Flamanville, dans la Manche.
Les inquiétudes des autorités de sûreté portent sur le système de sécurité utilisé pour piloter le réacteur en
cas d'incident ; ainsi que sur son indépendance vis-à-vis du mécanisme de contrôle en fonctionnement normal.
Face aux inquiétudes soulevées par les autorités de sûreté, Areva a aussitôt réagi. «Cette démarche de dialogue permanent entre les exploitants, les constructeurs et les autorités de sûreté
fait partie intégrante du processus de certification et de construction des nouveaux réacteurs», souligne le groupe français, leader mondial du nucléaire. Et d'ajouter que «la sûreté
du réacteur EPR n'est pas mise en cause et que le groupe travaille actuellement avec les autorités de chaque pays afin d'apporter des adaptations qui répondent aux exigences locales». Pour
le groupe français, les choses sont bien claires : la pérennité de l'EPR n'est en aucun cas menacée, ni même la conception initiale de la centrale.
Interrogé également, EDF s'est engagé à ce que toutes les réponses soient apportées à l'Autorité de sûreté française avant la fin de l'année. L'électricien tricolore a également précisé que ces
demandes ne remettraient pas en cause le calendrier prévisionnel de l'EPR de Flamanville, qui doit être opérationnel à l'horizon de 2012.
Parmi les opposants déclarés au programme EPR, le réseau Sortir du
nucléaire, qui fédère plusieurs associations, a demandé, ce lundi, l'arrêt définitif du chantier EPR en cours à Flamanville. Ainsi que l'annulation du projet de deuxième EPR, à
Penly, en Seine-Maritime. «Ce ne serait d'ailleurs pas un précédent : plusieurs réacteurs en construction ou même déjà achevés ont été abandonnés dans différents pays», souligne
l'association.
À travers l'EPR, c'est la relance du nucléaire qui figure en toile de fond. Et, avec elle, tout simplement le plus gros défi industriel qui attend EDF au cours des prochaines années. Car les
enjeux financiers sont énormes, avec plusieurs pays cibles pour accueillir des chantiers hors normes.
En France comme en Finlande, où les prototypes de l'EPR sont actuellement en cours de construction, EDF et Areva ont été contraints de revoir les coûts à la hausse. Pour le chantier finlandais
en particulier, Areva a été contraint de passer des provisions à de nombreuses reprises. Alors qu'en 2005 le coût initial du projet de réacteur de troisième génération était estimé à 3,3
milliards d'euros, il dépasserait désormais les 5 milliards d'euros.
Ce ne sont pas les inquiétudes des autorités de sûreté qui risquent de faire diminuer la facture. Mais pour ces instances, l'argent importe peu, seule compte la sécurité.
Le Figaro-02/11/2009- Frédéric de Monicault
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