Avec FRANCOIS BAYROU
Génération Ecologie Nomandie soutient FRANCOIS BAYROU
Normandie
(L'Eure, la Seine-Maritime, le Calvados, l'Orne et la
Manche)
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Gaëtan BAZIRE
-
Délégué régional Normandie
Membre du Conseil Exécutif
Membre du Conseil National
-
Conseiller municipal
Membre du C.C.A.S de Louviers
-
Membre d'honneur de l'association
L'Avenir Jeune
06.13.56.63.57
Yoann GONTIER
-
Délégué régional adjoint
-
Conseiller municipal de Louviers
06.19.24.05.91
Génération Ecologie Nomandie soutient FRANCOIS BAYROU
Sur quel thème principal avez-vous construit votre programme?
«Sur la façon dont la Région peut agir au mieux pour pousser à la création d'emplois. Ce qui veut dire aussi la création d'entreprises et l'accompagnement, de façon à ce que les jeunes et les
moins jeunes retrouvent un emploi et puissent se reconstruire une vie équilibrée».
Concrètement, que peut faire la Région?
«Beaucoup. Il faut axer nos actions sur les petites entreprises et sur la recherche en lien avec les pôles de compétence que représentent nos chercheurs. Là, il y a de la création d'emplois
possible. Cela veut dire un accompagnement des formations initiales et des formations en alternance».
La Région doit-elle mettre de l'argent pour soutenir l'emploi?
«Elle doit aider à la création d'emplois notamment dans les petites entreprises. C'est d'autant plus possible que l'Europe vient de mettre de l'argent sur la table, immédiatement utilisable, pour
créer des petites entreprises. Les régions pourront être le vecteur de cette politique-là».
Jusqu'à présent, la Région a-t-elle fait suffisamment en la matière?
«J'ai parfois senti une sorte de méfiance vis-à-vis de l'entreprise qui vient sans doute d'une culture du PS, à qui je reconnais, néanmoins, la valeur d'avoir été le défenseur des salariés. Il
faut miser aujourd'hui sur les petites entreprises qui ne sont pas des buveuses de subventions».
Faut-il tourner le dos à l'industrie lourde et traditionnelle?
«Non. Elle a quand même des moyens d'avancer encore. Total n'a pas besoin d'être aidé. Pour Renault, je ne suis pas contre l'aide sur le moteur électrique. Soutenir Renault, pour garder des
emplois qui disparaîtront dans deux ou trois ans, je ne suis pas sûre que ce soit la bonne solution. S'ils doivent disparaître, ils disparaîtront. Alors, autant aider, le plus tôt possible, les
gens à se reconvertir. Chez nous, la création d'emplois sera dans les très petites entreprises et les PME avec une valeur ajoutée importante au plan technologique. On peut le faire, par exemple,
dans le domaine de l'isolation des logements. Il y a un seul producteur de laine de bois dans l'Eure. C'est inadapté aux besoins. Il faut créer de nouveaux circuits de production. C'est de
l'emploi local».
Faut-il construire l'EPR ?
«La décision est déjà prise et ne dépend pas de nous».
La regrettez-vous?
«Elle aurait dû être pesée en fonction de la création d'emplois. Cela n'a pas été le cas».
Si vous êtes élue, la Région mettra de l'argent dans le projet?
«L'Etat a décidé du projet, c'est à lui de le soutenir. L'EPR représentera peu d'emplois, à terme. Si on avait pensé aux énergies renouvelables, on aurait développé beaucoup plus
d'emplois».
Faut-il un terminal méthanier à Antifer?
«Est-il vraiment nécessaire? Il faut le faire si on a un vrai problème d'indépendance énergétique mais je préfère que l'argent soit mis à développer le concept des maisons passives pour dépenser
moins d'énergie».
Et le TGV?
«Ce ne sera jamais un TGV mais une ligne à grande vitesse. Je viens de lire un tract qui dit qu'il est scandaleux que la Région n'ait pas fait de TGV! La personne qui a écrit cela est ministre.
Il y a eu des gouvernements de droite et de gauche qui n'ont pas pris les décisions. Il faut, en urgence, améliorer les transports, désenclaver la région et travailler sur Mantes où se situe le
problème principal. La ligne à grande vitesse, oui, mais elle doit desservir les cinq départements de Normandie».
La réunification, vous êtes pour?
«Je ne dis pas réunification mais unification. C'est oui».
Quelle capitale?
«C'est une fausse question. On peut travailler à distance. La capitale économique est à Rouen et doit attirer des sièges sociaux
pour muscler l'emploi de haut niveau et éviter, ainsi, le départ des jeunes diplômés. Il faut amener des sièges ici et la Région ne l'a pas fait suffisamment. Il faut une strate administrative à
Caen qui est au centre géographique de la région».
Le siège du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur doit-il être à Rouen ou à Caen?
«Ce qui compte, c'est de trouver des complémentarités entre les universités».
Quel bilan tirez-vous du mandat d'Alain Le Vern?
«Il a géré à l'euro près, c'est une qualité. C'est ce que je fais tous les jours dans ma commune. Je pense qu'il n'a pas assez soutenu la création de petites entreprises. C'est là que se situe le
gisement d'emplois pour demain».
Qui est votre adversaire politique?
«Les sondages. Sur le terrain, nous voyons une vraie mobilisation autour de François Bayrou qui, contrairement à ce que l'on dit, n'est pas un homme seul même si nos députés sont partis à la
soupe de l'UMP. Je me projette entre 8 et 14%».
Que faites-vous au soir du premier tour?
«Nous sommes indépendants et nous espérons pouvoir peser sur la politique régionale».
Avec qui irez-vous discuter?
«Cela dépendra des résultats de tout le monde».
L'antisarkozysme affiché de François Bayrou ne vous pousse-t-il pas à aller à gauche?
«Alain Le Vern discutera avec nous s'il a besoin de nous. J'étais favorable à une alliance qui aille du PRG au MoDem. Je ne fais pas d'antisarkozysme. Des choses positives ont été faites,
d'autres ne me conviennent pas».
Le 14 au soir, toutes les portes restent ouvertes alors?
«Je ne ferme pas de portes, ce n'est pas la mentalité du MoDem. Le Mouvement Démocrate est une force prête à discuter avec tout le monde pour que l'on arrive à trouver la meilleure ligne
politique pour tout le monde. C'est ce que je fais sur le terrain».
Qu'est-ce qui rendrait impossible une discussion avec un allié éventuel?
«Ce serait de me dire: Vous avez fait tel score, vous venez avec nous mais sans votre programme. Il doit y avoir un tour de table. C'est ce que nous avons en commun avec Europe
Ecologie».
Vous étiez à l'UDF maintenant au MoDem. Avec Hervé Morin, plus de contact?
«Nous sommes capables d'un clin d'œil amical dans une même salle mais je n'ai rien de commun avec quelqu'un qui a vendu son âme à l'UMP. Le Nouveau Centre est allé chercher des postes. Moi, je
garde mes convictions».
Propos recueillis par Stephane Siret pour le Paris-Normandie du
04/03/2010
A dimanche
Mme Bauer