Mardi 25 août 2009
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Depuis 2006, les anti-THT de la Manche demandent qu'une étude épidémiologique d'impact sur la santé d'une ligne
à très haute tension, soit menée. Sans résultat... jusqu'à hier.
Le tribunal de Coutances (Manche) a ordonné hier, au préfet de diligenter l'étude
épidémiologique réclamée depuis 2006 par les anti-THT. « Le tribunal ne nous donne ni raison ni tort ». C'est la première déclaration de Jean-Claude Bossard, le maire du Chefresne, après avoir
pris connaissance de la décision du tribunal de Coutances, hier.
« Pas raison, parce que le tribunal considère qu'il n'y a pas de voie de fait (une illégalité de l'administration, portant atteinte à une liberté fondamentale ou à un droit de propriété, NDLR),
puisqu'il n'existe pas de délai pour diligenter une étude épidémiologique. Mais il ne nous donne pas tort non plus, car il demande au préfet de la Manche, d'en faire faire une. »
Une étude que les anti-THT réclament depuis 2006. Et la raison pour laquelle six communes et deux associations anti-THT ont donc attaqué, en juin, le préfet auprès du juge des référés du tribunal
de Coutances. Selon elles, la THT, la ligne à très haute tension, ne respecte pas la charte sur l'environnement, de 2004. Cette charte établit la liberté de vivre dans un environnement sain et
définit le principe de précaution.
« Il va falloir que nous nous réunissions, mais il est plus que probable, que nous allons mettre en demeure le préfet d'appliquer la décision du tribunal », précise Jean-Claude Bossard. Avant
d'ajouter que du coup, le projet de la THT dans la Manche risque de prendre du retard, « car une étude épidémiologique demande trois ou quatre ans. » La préfecture de la Manche, de son côté, n'a
pas souhaité s'exprimer, hier. Elle prévoit de communiquer dans la journée. Source
Ouest-France
Par Gaëtan Bazire
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Publié dans : GE Normandie
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