Partager l'article ! 10 conditions pour que Copenhague soit un succès: 1. Un traité juridiquement contraignant basé sur la Convention, le Protocole de Kyoto et leu ...
Normandie
(L'Eure, la Seine-Maritime, le Calvados, l'Orne et la
Manche)
Gaëtan BAZIRE
-
Délégué régional Normandie
Membre du Conseil Exécutif
Membre du Conseil National
-
Conseiller municipal
Membre du C.C.A.S de Louviers
-
Membre d'honneur de l'association
L'Avenir Jeune
06.13.56.63.57
Yoann GONTIER
-
Délégué régional adjoint
-
Conseiller municipal de Louviers
06.19.24.05.91
1. Un traité juridiquement contraignant basé sur la Convention, le Protocole de Kyoto et leurs objectifs et principes ultimes, incluant toutes les Parties de la Convention et basé sur un système de périodes d’engagements sur 5 ans avec des clauses de révisions d’urgence pour permettre la prise en compte des dernières connaissances scientifiques. Copenhague devrait aboutir à un Protocole de Kyoto amendé, fortement lié à un nouveau Protocole de Copenhague sous la Convention. Ces « Protocoles frères » incluraient les éléments décrits ci-dessous ;
2. Une vision partagée pour garantir la survie des populations et des écosystèmes, établir un développement sobre
en carbone partout dans le monde et garantir l’équité. Pour cela, l’augmentation de la température moyenne au niveau mondial doit être contenue bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux
préindustriels. Même un réchauffement de 1,5°C induit des risques majeurs. Les émissions mondiales quant à elles devront atteindre leur pic puis commencer à décliner dans la période
2013-2017.
3. Les pays de l’annexe 1 doivent accepter des objectifs de réduction d’émissions pour la période d’engagement de
2013-2017 d’au moins 40% par rapport à 1990 d’ici à 2020. Les pays industrialisés devront réduire d’au minimum 30% leurs émissions sur leur propre territoire et non par le biais de l’utilisation
de mécanismes de compensation.
4. Des actions nationales appropriées de réduction des émissions (Namas) des pays en développement, soutenues
financièrement et technologiquement par les pays industrialisés, et qui conduisent à une déviation substantielle des émissions des pays en développement en 2020, par rapport à un scénario laissez
faire.
5. Un mécanisme sous la Convention pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des
forêts (Redd) d’au moins 75 % d’ici à 2020 par rapport au niveau de 1990, qui respecte les droits des communautés locales, des populations indigènes et protège la
biodiversité ;
6. Un cadre d’action pour l’adaptation qui aurait pour but en particulier la protection des pays et communautés
les plus
touchés aussi bien que des écosystèmes ; qui inclut la création d’un mécanisme d’assurance international ;
7. Un financement public d’au minimum 110 milliards d’euros par an pour permettre aux pays en développement de
réduire leurs émissions et de s’adapter aux impacts des changements climatiques. Un cadre pour ce financement public doit être établi sous la Convention et les financements des pays
industrialisés doivent être mesurables, notifiables et vérifiables. Ils doivent, par ailleurs, être additionnels aux objectifs de l’aide publique au développement. Pour lever un tel montant de
financement public, de nouveaux mécanismes doivent être créés à Copenhague, tels que la mise aux enchères des permis d’émissions des pays industrialisés ou des droits d’émission pour les secteurs
internationaux maritimes et aériens ;
8. Un mécanisme pour la technologie qui favorise la coopération technologique pour garantir la recherche, le
développement et la dissémination des technologies sobres en carbone, notamment grâce à un fonds pour la technologie financé par les pays industrialisés pour assurer les transferts technologiques
aux pays en développement. Le mécanisme pour la technologie fonctionnerait à travers des programmes d’action technologiques, orientés par des objectifs de développement technologique. Il serait
coordonné avec les efforts internationaux, régionaux et bilatéraux déjà existants ;
9. Un cadre institutionnel renforcé respectant les lignes directrices définies par la Conférence des Parties et
agissant sous son autorité. Ce cadre devra être basé sur un système de gouvernance démocratique représentant de manière équitable les pays industrialisés et les pays en
développement.
10. L’établissement de règles pour certains domaines fondamentaux, notamment les inventaires, le traitement de
l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie dans les pays industrialisés, le fonctionnement du marché du carbone, le système de mesure, report et
vérification aussi bien en ce qui concerne les pays industrialisés que les pays en développement et le système de respect des obligations et de sanctions. (Source WWF International)
Commentaires