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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 00:20

Après « Le Monde selon Monsanto », ARTE Éditions présente dans sa collection Grandes enquêtes « Déchets, le cauchemar du nucléaire » sur Arté à 20h45.

Les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Mais, qu’en connaissons-nous exactement ? Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d’un domaine couvert depuis toujours par le secret ?

France, Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis, Russie : cette enquête internationale scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. En partant à la quête de « la vérité sur les déchets », ce film a l’ambition de donner enfin à chacun les clefs pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l’avenir de l’humanité.

Par Gaëtan Bazire et Olivier Pétré - Publié dans : Manifestations - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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Commentaires

Ceci est un communiqué des éditions l’Esprit frappeur 

Nous souhaitons réagir à propos de la diffusion de Déchets : le cauchemar du nucléaire, documentaire réalisé par Eric Guéret et Laure Noualhat, sur Arte, le mardi 13 octobre 2009, à 20h45.

La qualité de ce travail – « une enquête coup de poing », dit le réseau Sortir du nucléaire – nous oblige à ajouter ici un bémol. Si ceci est très bien, cela aurait été encore mieux en mentionnant ses sources…

L’occultation des sources d’information, sur des sujets aussi sensibles que le nucléaire, ne facilite pas la compréhension.

Pour le grand public, la citation d’ouvrages à des prix abordables, accessibles à tous, documentés et référencés, est importante et complémentaire.

Cela aurait l’avantage de présenter des sources plus équilibrées, et d’éviter de donner l’impression que le sujet n’a été pas sérieusement fouillé pour la réalisation du documentaire que vous présentez, et dans le livre tiré de cette enquête, co-édité par Le Seuil et Arte.

Plusieurs ouvrages, parus récemment, auraient mérité de figurer dans les références bibliographiques, sur le site Internet de la chaîne Arte dédié à cette soirée, à la fin de la diffusion du documentaire  – et au cours du débat qui suivra –, comme dans ce livre-enquête.

En ce qui nous concerne, vous trouverez dans le catalogue des éditions Esprit Frappeur, les ouvrages :

* Perline, Tout nucléaire, une exception française (1997 – 1,5 euro) EF007

* Bella et Roger Belbéoc’h, Sortir du nucléaire, c’est possible, avant la catastrophe ! (2002 - 3 euros), EF020

* Roger Belbéoc’h, Tchernoblues, de la servitude volontaire à la nécessité de la servitude (2002 – 4 euros), EF105

* Ben Cramer et Camille Saïsset, La descente aux enfers nucléaires, Mille milliards de becquerels dans la terre de Bure (2004 – 6 euros), EF128

Et c’est particulièrement pour ce dernier ouvrage – qui porte sur le même sujet que cette émission d’Arte et le livre qui l’accompagne – que l’on s’étonne aujourd’hui.

Camille Saïsset, co-auteure de La descente aux enfers nucléaires, s’est émue la première :

« Ce mercredi soir, grande soirée sur les déchets nucléaires sur Arte. Un documentaire suivi d’un débat avec PPDA... En effet, en parallèle de la réalisation de ce docu d’Eric Guéret et Laure Nouhalhat, un livre-enquête a été écrit par celle-ci, deux œuvres qui portent le même titre : Déchets : le cauchemar du nucléaire. »
« Jusque-là, tout va bien, à peu près. En effet, notre ouvrage La Descente aux Enfers nucléaires, mille milliards de Becquerels dans la terre de Bure
, paru aux éditions l’Esprit Frappeur en juin 2004, ne figure pas dans la biblio de cet ouvrage sortit ce 8 octobre ; sur la dizaine de titres cités, figurent par contre deux d’Anne Lauvergeon, la patronne d’Areva... Dans le cadre, de l’annonce de la soirée télévisée, sur le site de Arte, se trouve un onglet biblio.. Une liste d’ouvrages qui seront probablement repris par PPDA à l’antenne le jour dit. »

« Là encore, pas La Descente aux enfers nucléaires...

"Biblio peut être pas complète", dirait l’auteur. Le webmaster d’Arte aurait été averti de l’existence de notre ouvrage et pourtant, rien... »

Son co-auteur, Ben Cramer, renchérit :

« Il est étonnant de voir que La descente aux enfers nucléaires ne soit pas référencé, alors qu’il l’a été à la Cité des Sciences, par les autorités de sûreté nucléaire, il y a deux ans, et qu’il contient lui-même 8 pages de bibliographie et aucun livre de pub d’Areva. »
« Il est étonnant de voir que le titre est tellement proche entre “descente aux enfers” et “cauchemar”. »
« Il est surprenant que certaines infos sur l’international et sur le lien civil/militaire se recoupent sans qu’il y ait le moindre renvoi aux sources d’inspiration… »
« Peut-être que ces silences s’expliquent par le fait que, dans cette affaire des déchets de Bure, il y a de grosses casseroles que La descente aux enfers nucléaires
n’hésite pas à dénoncer :

- tabou : la mort d’une victime sur le chantier ;

- un invalide à vie dû au chantier ;

- géographie : un continuum depuis Moronvilliers en passant par Valduc ;

- une critique en règle des opposants qui ne s’opposent pas beaucoup, (et s’opposent toute autocritique) ;

- la perspective d’un chantier à finalité pas seulement expérimentale ;

- et la perspective d’un site pas seulement français mais européen. »

 
Quoiqu’il en soit dans cette affaire, profitons de l’occasion pour dénoncer ici le fait que l’on peut voir fréquemment des éditeurs ou des médias institutionnels ignorer purement et simplement le travail d’éditeurs indépendants, rarement mentionnés, souvent pillés…

Ce mécanisme tend à conforter un système monopolistique de diffusion de l’information, dont il est à craindre qu’il tend au contrôle de l’espace critique. Même et y compris quand il s’agit, comme ici, de diffuser une information critique, le fait qu’on prenne soin au passage de nier l’existence d’autres travaux critiques, nous oblige à dénoncer cette entreprise encensée par ailleurs  à juste titre.

Dans le parcours de l’édition critique, on aura souvent vu de fausses critiques se substituer aux vraies. On sait que c’est un soucis constant du pouvoir que de contrôler sa propre critique. Serait-on ici dans un cas semblable ?

Contact presse : Farid / 06 14 81 56 79
Commentaire n°1 posté par michel sitbon le 13/10/2009 à 16h45
 
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